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Après une vilaine défaite face aux Lakers et un revers supplémentaire à Washington, les Hawks ont décidé de jouer sérieusement en s’offrant Houston sur un plateau : moteur désactivé, barbe esseulée.Mike Budenholzer le disait lui-même en conférence de presse d’après-match, bien suivi par Kyle Korver. Ce samedi, Atlanta a joué son meilleur match de la saison, et c’est justement ce qu’il fallait pour battre une équipe texane bouillante depuis le début de campagne. On connaissait le contexte, retrouvailles entre Dwight et Harden oblige, mais il fallait voir si cette rencontre allait devenir un one-on-one personnel ou bien s’il s’agissait d’équipes prêtes à soutenir leur star. C’est à ce petit jeu-là que les hôtes se sont finalement montrés meilleurs, puisque le cinq majeur d’Atlanta a offert tout ce qui était possible aux côtés d’Howard, tandis que James se sentait particulièrement seul dans son maillot rouge.

C’est simple, après un premier quart-temps à 11 points et 17 passes puis une mi-temps validée avec 24 points et 9 caviars, le gaucher n’arrivait pas à voir la surface puisque le reste de son crew était fatigué. Trop de balles perdues, de contre-attaques terminées dans le mur local, tandis que la défense prenait l’eau et permettait aux Hawks de cavaler dès que possible, l’écart n’était pas immense mais on sentait qu’Harden allait devoir faire la totale s’il souhaitait que son équipe reparte de là avec une victoire.Seulement, cette soirée était décidément pour Atlanta, et pour Dwight qui avait encadré cette date sur son calendrier. Particulièrement actif depuis le début de la saison et surtout lors des deux dernières rencontres, D8 s’offrait un contre absolument terrifiant sur K.J McDaniels, finalement sifflé faute. Un premier effort frustrant qui le poussera à donner encore plus, les pauvres Nene et Montrezl Harrell ne pouvant faire grand chose dans les airs face au pivot des Hawks. Du coup, entre la belle production de Dennis Schröder, la seconde mi-temps royale de Kent Bazemore et le travail des deux intérieurs titulaires, le public de la Philips Arena pouvait profiter du spectacle offert par ses soldats, l’avance montant même jusqu’à 20 unités vers la fin de rencontre.

Défensivement, Atlanta s’est offert le luxe de limiter l’attaque de Mike D’Antoni à moins de 100 points, ce qui représente un mini-miracle quand on voit ce dont Harden et ses potes sont capables au quotidien. Mais s’il y avait une petite leçon à retenir de cette mainmise sur les offensives texanes, c’est que le script souhaité par Budenholzer a été respecté : laissons le barbu exceller, mais limitons les points de ses camarades. Résultat, avec seulement 3 caviars après la pause et des situations bouchées de tous les côtés, les Rockets ont été obligés de s’incliner. Et tout sourire dehors, après s’être mis la pression tout au long de la journée, Dwight saluait ses anciens coéquipiers avec qui il faisait le clown l’année dernière. Une revanche assez sweet, qu’il devra confirmer en se rendant dans quelques semaines dans le Texas…

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Après la victoire des Lakers face aux Warriors, on aurait presque pu voir les Sixers taper Cleveland quelques heures plus tard. Mais finalement, non : les Cavs se sont échappés au buzzer, avec pas mal de sueur.Il s’en est fallu de peu. Quelques centimètres, quelques millimètres même, pour que Philly explose et s’offre un succès retentissant contre le champion en titre. Il faut dire que, pour commencer, ce sacré Joel Embiid nous offrait une nouvelle performance remarquable, en enchaînant tirs à distance et contres autoritaires, le seul LeBron mangeant trois cakes cuisinés au Cameroun. Mode Stephen Curry activé, ou plutôt Kyle Korver quand on voit le dernier match du sniper, Embiid s’offrait un délicieux 4/4 de loin, faisant exploser la foule du Wells Fargo Center qui ne pensait pas forcément voir ce match se décider dans les toutes dernières minutes. Un écart déjà creusé par Kevin Love en première mi-temps et un James sous contrôle respectait la hiérarchie d’avant-match, sauf qu’Ersan Ilyasova n’était pas d’accord en sortie de banc (21 points) et Chacho Rodriguez le rejoignait en distribuant les caviars.

Résultat, avec un public en feu et un rookie immense qui dégaine de huit mètres tout en protégeant son cercle, les Sixers s’offraient un luxe incroyable : celui de faire sortir le mode Playoffs aux Cavs, avec une exécution un minimum sérieuse en fin de match.Et au centre des débats, évidemment ? LeBron, LeBron, LeBron. Qui nous rappelait certes quelques bons souvenirs en butant sur Embiid à l’approche du cercle, mais réalisait le combo parfait en toute fin de rencontre. Sortie de temps-mort, exécution millimétrée, le cyborg attire toute la défense et envoie une ogive pour Channing Frye qui ne fait que son boulot : splash. Les Cavs transforment le stade en congélateur géant, parfait pour les genoux de Nerlens Noel. Derrière, Philly obtient tout de même une possession pour tenter de prolonger la folie lancée par les Lakers vendredi soir, sauf qu’Embiid ne touche pas une seule seconde la gonfle et c’est ce futur Hall of Shamer de Gerald Henderson qui part tête baissée.

Bien évidemment, arbitres hilares devant lui, l’arrière se fait prendre la balle par un Gérard Smith des plus clutch défensivement, Iman Shumpert bloquant la balle pour laisser le chrono défiler. Faute, pas faute ? Coup de sifflet ignoré car ticket du champion en titre ? Ou punition pour jeune équipe qui a du mal à finir ses rencontres ? Un peu des deux, un peu de tout. Mais au final, les Sixers ont eu ce qu’ils voulaient : un match serré, devant leur public, face aux Cavs couronnés l’été dernier, et avec un Joel Embiid de rêve. Le genre de test bruyant idéal pour une équipe de Cleveland qui commençait doucement à s’endormir devant la compétition.