Air Max wolf grey

Ils sont 6, cinq MCs et un producteur, ont un style à émerveiller Russell Westbrook et étaient de passage à Paris en octobre dernier. Entre deux phrases françaises et trois anglaises, le groupe Dead Obies nous a accordé quelques minutes pour parler balle orange.

Quand on les voit venir de Montréal, qu’on suit l’évolution des Raptors ces derniers temps et que la France joue le Canada lors du dernier tournoi de qualification olympique, difficile de ne pas vouloir poser de question à ce crew au flair indescriptible. Ils s’en foutent un peu, s’éclatent beaucoup, mais veulent surtout apporter du neuf dans le rap jeu avec un franglais déroutant et des punchlines bien pensées. Après le succès de leur premier album (Montréal $ud sorti en 2013), Snail Kid, 20Some, Yes Mccan, O.G. BEAR, RCA, et le producteur VNCE sont passés par l’Hexagone à l’automne pour envoyer du punch avec notamment leur dernier album, Gesamtkunstwerk. Nous sommes le 25 octobre, sous un Paris pluvieux mais assez chouette, il est 13h30 : dans un canapé qui nous rappelle le confort de celui de l’Apéro, les membres de Dead Obies se posent avec TrashTalk.

On voulait vous demander un avis purement canadien, sur le basket. Est-ce que vous avez été impacté par l’époque Vince Carter à Toronto, sa période dorée qui avait vraiment placé la ville sur la map de la NBA ?Yes McCan : Carrément. En fait, quand la franchise est arrivée en 94-95, je me souviens du logo (rires)… Le dinosaure, c’était tellement identitaire pour les jeunes parce qu’à l’époque c’était à la mode, t’avais Jurassic Park qui sortait en même temps et tout le monde portait quelque chose des Raptors : casquette, bomber, le mauve aussi c’était en vogue niveau couleur. Et puis le poster de lui qui va dunker en passant la balle entre les jambes… tous mes potes en avaient un, tu pouvais l’acheter partout, même au basket je tentais de mettre un lay-up en passant la balle entre les jambes !