Air Max wolf grey

Il est vrai que le coup est rude pour un gamin de 18 piges qui prend autant de critiques que son coach pour cette fin de match catastrophique. Mais là où certains auraient fui leurs responsabilités, il a porté ses. Et quand nombreux sont ceux qui se sont enfoncés après une telle contreperformance, lui est revenu plus fort. On pourrait écrire un livre entier afin de parler de la carrière de Kobe qui a fait suite à cette prestation, mais on en reviendrait souvent à son mental à toute épreuve pour justifier son bilan. Durant vingt saisons à écumer les parquets de la Ligue sous le maillot Pourpre et Or. 20 saisons à empiler les récompenses et glaner quelques titres à droite à gauche.

20 saisons à envoyer des cartons dans toutes les salles du pays, et même de l’autre côté de la frontière. 20 saisons à briller au sommet, même si admettons-le, les dernières saisons étaient moins belles. Mais entre cette année rookie où les fans NBA découvraient un jeune insolent et le moment où Kobe a placé son « Mamba out », il a eu tout le loisir de marquer l’histoire de la Ligue, lui qui a rejoint deux autres anciens Angelinos sur le podium des meilleurs scoreurs All-Time en NBA avec 33,643 pions (25 de moyenne), pour une troisième place derrière Kareem Abdul-Jabaar et Karl Malone (bon ok, on ne se souviendra pas du « Mailman » comme d’un mec des Lakers). Un classement où il aura finalement dépassé Michael Jordan, un modèle avec qui les comparaisons seront nombreuses, tant leur morphologie est identique, tant leur style de jeu est proche, tant Kobe a semblé copier les mouvements de son ainé. Autant s’inspirer des meilleurs dans sa volonté farouche de gagner.

Mais ce caractère lui posera aussi des problèmes que son incapacité à cohabiter sur le long terme avec Shaq aux Lakers souligne clairement. Un threepeat et une défaite en Finales plus tard, le duo explose, et Kobe Bryant passera quelques saisons moins glorieuses collectivement, en attendant de voir Pau Gasol poser son chorizo dans la Cité des Anges pour lui permettre de gratter deux nouveaux titres pour un total de cinq. Mais entre-temps, il sera devenu le boss de la franchise, envoyant carton offensif sur carton offensif, à l’image des 62 points en trois quarts-temps face aux Mavs en décembre 2005 (alors que l’intégralité du roster de Dallas était bloquée à 61) mais surtout comme les 81 pions dans la musette des Raptors le 22 janvier 2006.