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Interviewé par Sirius XM Radio à quelques semaines de ses débuts chez les pros, le nouveau phénomène des Pelicans a été très franc dans ses réponses, notamment sur un aspect de son jeu qui est souvent laissé de côté : un mental d’acier.On en parle après, généralement. Car on préfère voir les qualités techniques, ou athlétiques, le QI basket ou le corps sur lequel on peut bâtir quelque chose d’exceptionnel. Chaque année la Draft apporte son lot de spécimens, mais on peut vite faire abstraction de ce qui se passe dans le crâne, alors que cela représente une énorme partie du passé, futur et présent d’un joueur.

Entre un Andrea Bargnani bourré de talent mais finalement assez décevant dans son niveau maximum atteint, ou un Kawhi Leonard manquant de technique mais montant les marches de la Ligue grâce à une détermination folle, la NBA montre des parcours toujours plus étonnants chaque saison et la nouvelle perle venue de l’université pourrait évoluer chez les Pelicans la saison prochaine. En effet, après avoir fait claquer de belles ficelles grâce à sa gâchette et montré qu’il pouvait également poser le ballon au sol, Buddy Hield a bien enregistré qu’il n’avait pas figuré sur le podium de sa Draft, et que certaines équipes allaient devoir le payer cher. Un premier signe allant dans ce sens ? Ses réponses, lorsqu’il lui a été demandé de pointer du doigt un aspect fondamental de son jeu. Ce qui a de quoi faire sourire Alvin Gentry et tout son staff.Son parcours en NCAA en est d’ailleurs la preuve. Du côté d’Oklahoma, Buddy est passé de simple ailier capable de rentrer quelques tirs à un joueur complet au potentiel très intéressant : 8, puis 16, puis un peu plus de 17 et enfin 25 points de moyenne par match, voilà le genre de progression qu’on attend de la part d’un énorme bosseur.

Et c’est justement une des premières qualités qui furent cités ces derniers mois lorsque le dossier Hield fût ouvert. Certes, le bonhomme a des qualités athlétiques et peut tirer distance Lillard, mais c’est surtout là-haut que c’est costaud : le garçon a un mental d’acier. Chaque saison, il est revenu avec un arsenal plus complet, se donnant des deux côtés du terrain lorsqu’on l’a étiqueté simple sniper, ajoutant de bons kilos à son armure lorsqu’on le labellisait incapable d’aller au panier. Aujourd’hui, c’est un pur compétiteur possédant une belle carrière qui s’est installé dans l’Oklahoma, avec un post-it probablement bien collé sur son frigo : sixième de la Draft, donc cinq équipes osant le laisser de côté. Pour des assoiffés de challenges comme lui, tout est utilisable pour remplir le moteur d’éléments de motivation. On n’a donc qu’une hâte, le voir continuer à progresse et faire ce qu’il aime le plus, c’est-à-dire prouver aux autres qu’ils ont fait une grave erreur en le laissant passer.